Posté le 21.03.2008 par nonobi
Le téléphone n'arette pas de sonner. Les intérim se bousculent pour m'apeller, mais jusqu'à présent je n'ai eu aucune offre concrète. Ils écoutent patiemment et avec beaucoup d'intérêt ma vision de la Nouvelle-Caledonie, les yeux pleins d'étoiles quand je parle du temps et des activités que j'y faisais.
Pour l'instant je n'ai que des contacts, sympathiques bien sur, mais des contacts seulement.
Aaaaah, le monde du travail!
Donc aujourd'hui je me suis tapée trois quart d'heures de route pour une heure d'entretien avec une fille super sympa qui m'à promis de m'apeller demain pour me proposer un poste.
Mouais.
Vous ais-je déjà parlé de mes pieds? Non parce que c'est un sujet super méga important.
Déjà ils sont hyper sensibles. Je ne porte que des baskets ou des tatanes. Les chaussures pour moi c'est l'horreur absolue, et alors plus ils ont des talons mieux c'est.
A Paris pour passer un entretien, hors de question de venir en basket, j'ai donc acheté des chaussures à talons aiguilles pour faire bon chic bon genre. J'ai marché deux minutes avec elles que déjà je me suis dit:"ma vielle, te voila partie pour une bonne séance d'automutilation...". Je suis arrivée dans la boite d'interim ou m'attendait mon interlocutrice, je suais à grosses gouttes malgré le froid et mes pieds avaient doublés de volume.
"Nous allons dans mon bureau, c'est au fond du couloir"
Chaque centimètres se transformait en une course de fond, chaque pas m'arrachait un cri silencieux de douleur mais comme je suis courageuse j'ai souri et j'ai continué à marcher.
Je suis ressortie de l'entretien et je boitais dans la rue, et ça, c'est pas très glamour. "le premier qui m'adresse la parole je l'assassine". Personne n'est mort.
Quand je suis arrivée à la maison, la première chose que j'ai faite à été d'oter les chaussures. J'ai poussé de grands soupirs orgasmiques qui se sont changés en cris d'horreur en voyant mes pieds sanguinolents. Ce soir je n'ai plus besoin de voir l'exorciste, j'ai trouvé le parfait remontant.
Vous ais-je dit que demain je passe un entretien le matin et un l'après-midi? Non parce que comme je n'ai plus de fringues ni de chaussures depuis mon retour en France, demain c'est reparti pour la séance de torture.
J'adoooore passer des entretiens!
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Posté le 19.03.2008 par nonobi
"Je voudrais un tailleur, pour pouvoir passer des entretiens
-Essayez celui-là c'est du XL
-Euh, vous êtes gentille mais je fais du L
-Oui, bien sur, c'est bien ce que je disais, essayez XL
(Non mais espèce de grognasse à la con je te dis que je fais du L)
-Bon j'essaye XL, mais ce sera trop grand
Grand sourire de la part de la vendeuse, je me prépare déjà à ma victoire quand je lui annoncerai...
-Euh, c'est juste. Je crois que ça doit être un petit XL...hum...
La vendeuse me regarde, un sourire narquois figé sur le visage. J'ai soudain des envies de meurtre. Je me résigne, baisse les épaules et tend la carte bleue.
Le téléphone sonne, c'est mon cher et tendreuh qui m'appelle 36 fois par jour. Je prend le téléphone du coté gauche, mon garçon dans la main droite en train de me répéter qu'il veut le costume de superman, la main gauche en train de taper le code et moi harcelée au téléphone qui ne peut que dire: "je te rappelle dans cinq minutes". Je raccroche le téléphone, il ressonne. La vendeuse est toujours aussi souriante (elle s'est fait des injections de botox dans les lèvres ou j'hallucine?). "Je vous contacte pour le poste d'assistante, alors vos prétentions salariales?" Je murmure pour que la vendeuse ne m'entende pas, mais je suis sure qu'elle à une oreille supersonique pour les chiffres. Je reprend la carte bleue, mon fils qui me hurle"maman, c'est qui au téléphone?". Je met le doigt sur mes lèvres pour lui demander de se taire et comme il est sage comme une image, il murmure à la vendeuse "ma maman elle est au téléphone, alors il faut pas faire de bruit d'accord?". Je raccroche, mon salaire à fait grincer des dents la recruteuse. Hé bé quoi, je vais pas me vendre pour une bouchée de pain non plus!
Oh Ange Gardien donnez-moi une bonne nouvelle!
"Excusez-moi
C'est la maitresse de l'école.
-Oui?
-Voila il nous manque un parent pour accompagner les enfants demain. Voudriez-vous y allez avec nous?
Aaaargh.
-Oui, oui, avec plaisir (vingts gamins surexcités courant dans tous les sens. prévoir des cachets tranquillisants) et vous allez ou?
-Nous allons voir les pompiers
-Ah mais justement, j'adooooore accompagner les enfants!"
Merci Ange Gardien!
Posté le 18.03.2008 par nonobi
Un genou à terre, les convives du restaurant nous regardant étonnés l'air de dire "encore des drogués".
"Nonobi, pendant ces cinq mois j'ai eu le temps de reflechir. Nonobi, veux-tu te pacser avec moi?"
eeeeeeeeuh.
Alors ce genre de proposition je l'ai attendu très longtemps avec beaucoup d'espoir. Un jour j'ai compris qu'elle ne viendrait tout simplement pas. Il à fallu que je me barre cinq mois en Nouvelle-Calédonie pour que mon cher et tendreuh daigne se rendre compte de mon existence. C'était vraiment la proposition que j'attendais de puis des années.
"Non"
-Quoi? mais euh attends ça aurait pas du être ça ta réponse!"
-Garçon je pourrais avoir le dessert?
-Hé nonobi faut que tu y réfléchisse je suis sérieux! J'ai des projets, j'ai repris les études, j'arette de déconner. Je veux vraiment construire quelque chose avec toi
-Je ne te crois plus.
-Mais là je suis sérieux
-Oui, comme la fois ou tu allais t'inscrire pour être flic, ou la fois ou t'as failli être pompier, ou la fois ou tu as dit que tu repassais le bac?
-Je te jure que c'est vrai, tu peux venir me chercher à l'école pour que je te prouve que c'est vrai. Je passe des exams au mois d'octobre, validés par un diplôme.
Nonobi, je t'aime"
Au secouuuuuuuuuuuuurs
Je n'ai pas encore donné ma réponse. j'ai pleins de choses à faire, me pacser c'est vraiment pas la chose qui me trotte à l'esprit maintenant.
J'ai un nouveau chat.
Il y avait un énorme chat noir qui trainait sur un coussin dans la cour depuis deux mois. C'était exactement le genre de chat que j'aurais toujours voulu avoir. Gros, magnifique et surtout surtout noir comme la nuit. C'est une femelle fainéante qui se traine d'un lit à l'autre à la gamelle. Elle aurait été rousse que je l'aurai apellé Garfield. J'irai bientot chez le vétérinaire avec elle, on verra ce que ça donne.
Je suis sans le sou, mon compte en banque me fait la gueule, mon banquier se souvient de mon numéro de téléphone et ne manque pas de m'apeller.
Il faut que je refasse mes finances, il faut que je rebosse un temps, je n'ai plus d'argent pour payer mon prochain loyer à fortiori un billet d'avion.
Alors la grande question est:vais-je repartir?
Non.
Pas tout de suite, pas dans ces conditions, pas avec mon enfant sous le bras.
Non, je vais d'abord finir mes démarches, retravailler un peu et ensuite je penserai à repartir.
Je sais que beaucoup de monde sera déçu que je ne revienne pas de suite, mais j'ai des obligations et je veux les remplir avant de penser à moi. Je voudrais passer mon permis ici avant de revenir la-bas déjà.
Mon petit Nico, ma petite Vaness, ma petite Coco... tout n'est pas perdu. Courage!
Posté le 10.03.2008 par nonobi
Et voila, je suis rentrée.
Que dire?
Il fait froid, gris, les gens font la gueule. J'ai du mal à me réhabituer.
La maison à été refaite entièrement, nouvelles peintures, nouvelle déco, nouveaux papiers peints. Je n'ai plus d'affaires, les seules qu'ils me restent sont celles avec lesquelles je suis venues et qui sont maintenant au lavage, autrement dit je me balade encore dans des vielles fringues pourries à la maison. Ma bibliothèque à été refaite, une énorme statue de la sainte vierge me devisageait à mon retour. Je l'ai pris illico presto et je l'ai déménagé.
Mon chat vit maintenant à la campagne et d'après la gardienne de mon immeuble qui l'à placé, elle semble heureuse. Il est hors de question que je la reprenne.
Hé oui, je vis plus que jamais chez ma mère et je suis plus que jamais une intrus à la maison.
Je suis perdue, sans planning de prévu. Je n'ai pas d'emploi, pleins de papiers à faire, des factures à payer. je ne me sens pas le courage de soulever la pile de courrier qui m'attend.
J'ai envie de repartir sans pouvoir le faire de suite.
Je ne me décourage pas, enfin j'essaye. Il faut que j'arrive à me motiver et à bouger mes fesses, à plannifier, prévoir.
Je ne partirais pas à l'arrache comme il y à cinq mois, mais du coup est-ce que je repartirai?
Oui, oui je repartirai mais quand et comment?
Jeudi je me décide. Jeudi je vais faire un peu de rangement.
Posté le 07.03.2008 par nonobi
voila, il est 12:45AM, je suis dans l'aeroport en train de me connecter au réseau wi-fi disponible. Aaaaah internet c'est bien.
Je suis décalquée, déjà d'abord ma colloc m'a reveillée à huit heures du matin pour me faire gouter les trésors cachés qu'elle à ramené de la brousse. Je me suis retrouvée scotchée la journée au bateau, à essayer d'oublier de flipper.
J'ai été accompagnée à l'aéroport par une collègue de taff et mon petit Nico adoré est venu avec moi. Il faut dire que l'aeroport, avec le café, c'est une de mes plus grande source de stress. Ce n'est pas tant l'avion qui me fait peur, mais c'est la perspective de partir d'un endroit que tu as appris à connaitre pour aller dans un autre endroit. Je sais que la France ne me botte plus comme destination à la mode, mais saurais-je m'organiser pour mon retour? il y à tellement de choses à prendre en compte!
Ahlala Nico, ou es-tu pour me tenir la main, comme dans la voiture qui m'emenait à l'aéroport, et m'encourager de ta présence?
Un petit résumé de cette semaine passée?
Alors d'abord au programe plongée mégaromantique avec le moniteur de plongée, soirées bien torchées à la bodega, déclaration d'amour de la part d'un collègue de travail (mais pourquoi moi?) et puis petit militaire qui s'est emouraché de moi alors qu'il faisait juste office de bouche-trou le temps que ma colloc rentre.
Je n'ai pas eu le temps de dire au revoir à tout le monde, je pense en particulier à ma petite Vaness que je laisse au pays sans lui avoir dit que c'était une fille super géniale, et à Lili, qui est une archarnée de la danse, quitte à se taper la honte à deux à la bodega, you rock girls!
Je n'ai plus beaucoup de batteries, eh oui mon ordinateur à l'air joli mais ya pas grand chose qui fonctionne. Il est en train de m'envoyer des appels à l'aide. Mais est-ce possible de le connecter? Oh crotte j'entend les discours distordus des hotesses, attendant les voyageurs.
Je ne veux pas y aller!
Au secours!
Bon courage, allez, ce n'est pas grand chose ma petite nonobi
J'embarque!
Posté le 29.02.2008 par nonobi
Hello again!
Je fais un deuxième billet parce que j'ai oublié un petit truc: je n'ai pas internet, et comme je ne bosse plus la semaine prochaine je ne pourrais plus mettre de billet avant mon retour à Paris!
Je suis donc en vacances de blog pendant une semaine.
Ne pleurez point, j'aurais pleins pleins de trucs à vous raconter dans une semaine, mes nouvelles conquetes, mes nouvelles folies, mes soirées à danser sans m'aretter...
J'ai oublié de raconter dans mon dernier billet la toute fin de la soirée.
Vaness m'attendait donc au parking mais ne me voyant pas revenir, trop occupée que j'étais à me faire tailler par le serveur, elle décide de repartir. Je reviens tant bien que mal sur le parking, en essayant de marcher droit et je hurle "Vaness! Vaness" devant moi une fille se retourne et me dévisage. J'essaye de faire bonne figure.
"T'es toute seule?
-Bah en fait je cherche la personne qui devait me ramener
-A mon avis elle à dû partir"
J'ai du tirer une figure de 36 mètres de long quand elle m'à dit ça.
-T'habites ou?
-Port Moselle
Ni une ni deux elle m'attrape par le bras et me dépose gentiment dans sa voiture.
-Allez viens, je t'emmène"
Alors là, alors là! Ma sauveuse de la soirée, mon héros. J'hallucine.
-Tu prends souvent des inconnues dans ta voiture? Dis-je, morte de rire devant la situation (l'idée de faire du stop ne m'avait même pas effleuré l'esprit, j'en étais encore à chercher Vaness quand je me suis assise sur le siège)
-Jamais! C'est la première fois!"
J'avais la voix cassée à force d'avoir hurlé toute la soirée, la gorge soumise aux fumées des cigarettes et à l'alcool fort. Je ne sais même plus ce que je lui ai raconté mais je crois que c'était folklo.
Je me plonge dans le lit et quand j'ouvre les yeux au petit matin j'apercois Coco, en carpette dans la cabine, encore habillée de la veille. Elle se reveille en même temps que moi, aussi claquée.
"T'es rentrée à quelle heure?
-Tot, 4 heures"
Coco et moi sommes une mauvaise influence, ne nous approchez pas sinon vous risqueriez de vivre dans un autre monde!
Posté le 28.02.2008 par nonobi
J'ai donc fait mon pot de départ.
Je pourrais finir ce billet et m'en aller parce que vraiment là je ne sais pas trop par ou commencer...
La soirée avait pourtant démarrée gentiment.
Non je reprend, il faut que je donne un peu les bases de la soirée pour que cher ami lecteur tu puisses comprendre pourquoi la soirée était vraiment spéciale.
Personnages
Vaness est une collègue de taff, une jeune fille completement délurée sous des allures sérieuses, un peu comme moi.
Coco: colloc sympa mais qui trouve toujours le moyen de m'embarquer dans des plans pas possibles
Heldo: un parfait inconnu du taff avec lequel j'ai tchaté pendant deux jours sans savoir à quoi il ressemblait
Fred: voisin de bateau, très gentil mais pas du tout mon style, coincé du cul accessoirement et aussi un peu accroché à moi alors qu'il y à pas moyen. Il est venu déposer un message sur le bateau pour m'inviter à prendre un verre et Coco lui à laché le morceau:soirée Bodega ce soir....
Les autres collègues de taff.
Lieu:
La Bodega, bar sympa de Nouméa qui fait un peu boite de nuit quand il peut.
Je reprends donc, après le taff, Vaness m'amène chez elle, nous nous douchons, nous changeons et bien sur on arrive en retard. Une douzaine de personnes de la boite étaient déjà arrivées. Mon boss fait baisser la musique, me place sur une chaise au milieu de tout le monde et m'offre une énorme carte ainsi que quelques fringues comme cadeau. Les gens applaudissent, et moi je cramoisis sur ma chaise.
C'est dur de dire au revoir.
La soirée avance, les gens partent petit à petit, les plus irreductibles et les plus forts meurent les derniers. Je retrouve Helder avec qui j'avais tchaté pendant deux jours, j'hallucine, moi qui le prenait pour un petit péteux, voila que je me retrouve face à quelqu'un de normal, avec un visage normal enfin pas un extraterrestre. La soirée continue d'avancer, l'alcool continue de couler à flot. Au bout du troisième tit punch je sens enfin la tete qui me tourne. J'ai fait un entrainement depuis que je suis ici, avant il me suffisait d'un monaco pour etre pompet, maintenant il me faut trois tit punch.
Mais quelle dévergondée!
Heldo et moi restons ensemble lors de la soirée, Coco nous rejoint puis s'éloigne dire bonjour.
"-Coco, t'aurais pas vu Nonobi?"
Coco décalquée, la journée passée à se soigner aux plantes.
-Salut Fred, Elle est là"
Elle se retourne pour me montrer mais me voie très occupée.
-Euh.... non en fait elle est pas là!"
Fred reste bouche bée, bloqué, le coeur brisé en mille morceaux.
-Je m'en vais"
-euh... bonne soirée?!"
-C'est ça ouais"
Je déboule près de Fred
-Oho Fred! Quelle surprise!
Fred, dépité, les épaules tombantes
-Salut, je m'en vais
-Ok! A plus!" puis je repars au milieu de la foule, tantot avec les collègues du taff, tantot avec Heldo.
A la fin il ne restait plus que Coco, Vaness et moi. Les irreductibles. Trois nanas super sex, souriantes, belles et délurées. Le trio de choc. Je décide quand même de rentrer, Vaness et moi sommes censées travailler aujourd'hui. Coco reste sur la piste Vaness part devant
"Attend Vaness je reviens j'en ai pour une minute!"
Je rentre à nouveau dans la bodega, je cherche Coco mais me retrouve en face des deux serveurs. Je bredouille quelquechose que moi-même je ne comprend pas. Les serveurs sont amusés
"Et sinon ca te dit une partie à trois?
-Aha la bonne blague! Non non écoutez vous etes super mignons mais pas du tout mon style
Un des serveurs s'en va, je reste avec un autre sur lequel Coco avait flashé. Mmmm c'est vrai qu'il est mignon, c'est le moment de lui montrer qu'il n'à pas toutes les filles à ses pieds! Il me sort deux trois choses et là , au lieu que ce soit moi qui lui rabatte son caquet c'est lui qui part en me laissant la bouche ouverte, sonnée par ko. Il avait gagné sur sa dernière phrase.
Ce matin je rencontre un homme qui bosse sur le site, il me fait la bise, je ne le connais pas mais pourquoi pas puis il me fait: "ca va?" "oui" "mieux qu'hier?"
Aaaargh. Bon ok quand je fais la fête je la fais pas à moitié...
au fait ce soir je suis invitée à la bodega....
Posté le 28.02.2008 par nonobi
Je suis fatiguée! Mais alors je suis fatiguée à un point!! Je ne reve que de m'allonger, j'ai les yeux qui se ferment tous seuls, je travaille et je pense à 2 à l'heure et j'ai le bidon rempli, ce qui m'empeche de marcher. Je suis fatiguée fatiguée fatiguée.
J'ai repoussé mes billets à la semaine prochaine. Ma colloc ne sera pas là de la semaine, mes collègues de travail bosseront aussi.
Je serais seule.
Vraiment? Vraiment je serais seule?
Je pense que ce sera le moment pour moi de reprendre encore un peu de forces avant le grand départ. J'irai dormir quelques jours chez Nico parce que je l'adore d'un et que de deux je ne serais pas seule et que de trois ça me changera de mon bateau qui tangue toute la nuit à qui mieux-mieux et qui me reveille trois ou quatres fois dans mon sommeil.
Le bateau à l'air d'avoir subi l'invasion d'une colonnie d'homme des cavernes. Je ne suis pas spécialement maniaque du rangement et Corrine non plus, alors le bateau ressemble plus maintenant à un débarras qu'à un "espace" de vie...
Plus que deux jours de taff, deux... et après repos repos repos. Aaaaaaah! que je vais adorer ma période de dodo!
Je suis fatiguée!
l'autre jour j'étais sur le bateau pendant que le voisin faisait la peinture sur le sien. J'ai causé quelques minutes pour m'apercevoir dans la pénombre naissante que c'était un jeune homme de mon age, qui semblait a priori etre passionné de mer.Il m'à invité à boire un verre sur son bateau le jeudi (donc aujourd'hui) et j'ai dit oui, plus par habitude que par réélle envie. Pour m'en débarasser j'ai pris son numéro en lui promettant que je le rapellerai.
J'étais donc sur le bateau hier, à l'aise avec Corinne, ce qui veut dire en petite tenue et quoi voila-t-y pas qui débarque? Fred! le super voisin. Je hurle "je ne suis pas habillée! une minute" bref je ne m'attendais pas à le voir.
"Tu veux qu'on aille manger un bout" "euh...non je suis au régime (ah bon depuis quand?) "bon bah je viens te chercher dans une demi-heure et on va sur mon bateau" "avec joie! (beeeeeeuaaark).
Il vient effectivement me rechercher une demi-heure plus tard dans son annexe, un micro bateau en carton, le seul bateau sur lequel j'ai flippé jusqu'à présent. L'eau était au niveau du haut de l'annexe, un peu plus haut et nous coulions. "tout va bien Nonobi" "eh ban oui, euh ça à l'air oulala je m'amuse comme une petite folle hum"
Il m'à servi deux verres de rhum au miel.
Degueulasse. Le rhum pas de bonne qualité, pas assez de miel
"Tu aimes?" "mmm... délicieux! J'adore!"
Bref, ce qui m'empechait de courir me réfugier sur le bateau était la perspective de devoir remonter sur l'annexe qui flottait sur l'eau et qui avait la facheuse tendance à basculer d'un coté dès que quelqu'un monte. J'ai vraiment failli boire la tasse hier, et pas la tasse de rhum!
Je reviens sur le bateau, Coco dort, je regarde un film que je ne peux pas finir pour cause de fatigue monumentale. j'ai juste eu le temps de fermer mon ordinateur que le téléphone-reveil sonne.
7 heures, déjà. Allez au boulot.
Posté le 26.02.2008 par nonobi
Alors finalement, tu pars quand?
C'est la grande question du moment.
Eh bien eh bien je ne sais pas, ou plutot si je sais mais je ne sais plus.
Embrouillé tout ça hein? C'est normal, moi-même je ne sais pas trop ce que je dois faire.
J'ai postulé à une offre d'emploi en CDI ici mais je n'ai point reçu de réponse, or mon avion décolle le 01 mars. Mon contrat se terminant vendredi je n'aurais mon chèque que lundi 03 (or pour rappel mon avion décolle le 01 mars...) de plus j'attend la réponse pour le poste auquel j'ai postulé. Du coup j'aurai envie de partir une semaine plus tard histoire d'essayer d'obtenir le poste convoité, mais mon billet d'avion est déjà acheté pour le 01 mars....
Si quelqu'un à une réponse je veux bien écouter!!!!
Mais qu'est-ce que je dois faire? Repousser mes billets d'avion? mais si je n'obtiens pas le poste, ça n'aura servi à rien...
mais si je ne repousse pas et qu'ils m'apellent dans la semaine, comment je fais si je suis en France?
Raaaaaah ça m'enerve!
A vrai dire je n'avais pas envie de marquer le coup de mon départ, pas faire de pot ni rien du tout. Je ne voulais pas enfoncer le clou parce que je me suis sentie très bien dans cette boite et que feter mon départ m'aurait fait penser à une fete d'adieu. Je deteste les fetes, je deteste les fetes d'adieu surtout. Ca me rend mélancolique.
Du coup mon boss à envoyé un mail au sein de la boite pour prévenir qu'il invitait tout le monde à feter mon départ dans le bar-boite de Nouméa.
Si ça c'est pas enfoncer le clou!
Voilou voilou
oui, j'ai envie de rester j'ai trouvé des gens bien ici, mais si je reviens la situation serait differente, je serais toute seule avec moi et mon petit cadeau du ciel. Ce serait beaucoup plus difficile....aaah je ne sais pas, il faut que j'aye les pieds sur terre de temps en temps...
je veux revenir à l'age de mes 16 ans quand je passais mon cap rebelle en Croatie et que je trainais tout l'été en boite à ne me soucier de rien d'autre que de savoir quelle tenue porter.
Qui à une idée pour moi? Je suis preneuse!
Posté le 25.02.2008 par nonobi
Ca y est! je l'ai enfin visitée cette ile des pins. Un adjectif?
Ma-gni-fique
Des plages au sable d'une blancheur éclatente, l'eau turquoise et bleue ciel vers la cote. Une eau claire et chaude, des poissons qui rivalisent de beauté. La nature comme au premier jour.
Ceux qui comme moi aiment la mer et revent de vivre sur une ile ont de quoi se réjouir. Je me réjouis.
J'étais avec Nico et Coco ma colloc. Je n'avais rien prévu, ni les tentes, ni les affaires de rechange. J'étais partie pour faire une plongée point. Vendredi soirée "infected mushroom", soirée musique techno-transe. Nuit blanche. Nous arrivons sur le bateau Coco et moi complétement decalquées. On ne marchait pas, on peinait. On marchait à quatre pattes. Nous arrivons sur l'ile et je loue des vélos. Nous décidons d'aller à la piscine naturelle. Nous pédalons encore encore et encore. Nous arrivons 4 heures et 20 km plus tard dans la superbe crique. Coco et moi étions tellement crevée qu'on n'à pas vraiment profité de l'endroit. Je me suis quand meme baignée, trop tentant, il faut que j'y aille. Magnifique. Nous sommes allées manger des langoustes dans un petit restau un peu plus loin. Coco s'endort dans la voiture, Nico et moi restons à bavarder. Nous ne nous sommes couchés que plus tard, dans un état lamentable de fatigue.
Le lendemain je plongeais.
Il faut dire qu'ici on passe le niveau 1 en deux jours. Honnetement c'est rien. Que peut-on apprendre en deux jours? Sachant que la mémoire fuit et n'est pas infaillible. Surtout chez moi.... je me suis retrouvée donc le dimanche parmi quatres plongeurs, dont une autre femme. J'ai demandé à la jeune femme: "tu es quel niveau?" elle me répond "niveau 1" je me suis dit"ooooouf, je serais pas la petite nouvelle" je continue donc "et tu as fait combien de plongées jusqu'à présent?" elle réfléchit un moment puis me répond "une trentaine" eeeeeeeeeeeerk "et toi?" "Moi? euh.... puis je murmure: 4..." voila les autres c'était à peu près pareil, niveau 3 et 4 puis le moniteur.
Bon, essayons de nous calmer, tout va bien se passer, enfin je l'espère.
J'essaye tant bien que mal de preparer mon matériel, mais j'étais intimidée par tout ce monde, impossible de me souvenir de quoi que ce soit, c'était comme si je n'avais jamais plongée. Le moniteur souffle un peu, exaspéré, je me ratatine encore plus. Pendant toute la traversée de la mer jusqu'à l'endroit de la plongée je flippais comme une malade.
Nous arrivons à l'endroit de la balade et me voila dans l'eau, à plonger avec les autres.
L'eau, c'est mon élement. J'ai passé toute ma jeunesse dans les eaux limpides mais glaciales de la Croatie. Je savais nager avant de savoir marcher. L'eau c'est ma mère.
J'aime plonger, pour beaucoup de raisons plus ou moins bonnes.
Quand je suis dans l'eau, ravitaillée en oxygene par le détendeur il n'existe plus personne. Je suis contre la mer, dans la mer, avec la mer. Je suis seule façe à moi-même et façe à mes peurs. Je suis une flippée mais la mer ne pardonne pas, il faut pouvoir se controler, se maitriser, aller au dela de sa peur. Il n'y à pas de son sous l'eau, enfin si il y en à mais au moment ou je plonge je n'entend plus rien, juste les battements de mon coeur qui cognent fort et régulièrement, puis ma respiration saccadée, appeurée par toute cette masse liquide autour de moi. Je suis seule et il n'y à que moi qui puisse me gerer.
J'ai plongé et j'ai paniquée, j'ai commencé à respirer dans tous les sens, puis je me suis dit:" nonobi, calmes-toi. Si tu claques tout ton oxygene non seulement tu ne profiteras de rien mais en plus tu obligeras tout ce petit monde à remonter avec toi. Respires, respire, calmes-toi, respire".
Je reprend ma respiration normale, je me calme. Je regarde autour de moi, les gens se préparent à partir, je vais vers eux et les suis. Personne ne se doute de la lutte intérieure que je me fais. Je nage, l'eau glisse sous moi, rentre dans ma combinaison, me rapelle que je suis caressée par une main amie, qui ne tentera rien si je suis calme et sereine. Je profite de la balade, un des plongeurs du club me filme, je passe devant lui et lui fait un signe en "V" pour victoire. Victoire sur moi-même, victoire. J'aime la mer, je m'y rend sans regret.
Nous ressortons de l'eau après avoir nagé 50 minutes. Je suis encore un peu étourdie des merveilles que j'ai pu voir, et du fait d'avoir réussi à les suivre.
"mais dis donc, ça va, tu as l'air d'assurer dans l'eau!" me sors le moniteur. Je suis perplexe. "ah...ah oui?" "Bon, puisque nous sommes un groupe homogène, on va se faire une petite dérivante" J'acquièsce, morte de peur. C'est ma première dérivante. Le moniteur m'aide à plonger, et je comprend d'un coup le truc que jusque là je n'avais pas pigé. La purge rapide puis la plongée, pas de plongée puis de purge rapide. Je viens d'apprendre un truc. J'adore.
Le moniteur nous fait plonger, j'ai mis le masque sur la capuche de ma combinaison, tout va bien. L'eau me rentre dans le masque, c'est pas grave, je souffle. l'eau continue de rentrer dans le masque, je ressoufle. L'eau ne s'arette pas.
Je pense: "nous sommes à 18 mètres sous l'eau, il ne faut pas que je panique". J'ai une furieuse envie de remonter à l'air libre, de respirer et de voir normalement. Je pense vaguement que je vais me noyer, puis à nouveau j'intériorise" nonobi, tu as de l'oxygene avec toi, tu ne te noiras pas, tu ne vois pas, c'est moins grave que de ne pas respirer, calmes-toi, respire, respire: ou est le problème?" je passe mes mains derrière la tete, la capuche de la combinaison était en train de tomber, l'elastique pareil. j'étais en train de perdre mon masque. Je remet ma combinaison et mon masque. Tout tenait parfaitement.
Je reprend mon souffle normal, je me calme.
Le moniteur me fait des signes:"tu devrais arretter de t'agiter autant"
Je ne m'agitais pas! je perdais mon masque et j'étais en train de paniquer! Nuance!
au lieu de cela je fais "oui" de la tete et je suis le groupe.
Nous avons traversé une grotte, puis nous sommes passés entre des rochers. Je suivais encore le groupe, sans souci. Je vole dans l'eau, je sens l'eau sur moi, je suis redevenue un bébé dans le ventre de sa mère.
Nous remontons, le soleil cogne fort, il est midi. Je suis complétement décalquée.
Nous revenons au centre de plongée, le moniteur me fait quelques compliments pour la plongée que j'ai réussi à suivre. Je me complimente moi-même intérieurement. J'ai adoré aussi la plongée. Il marque sur un tableau les différentes plongées que nous avons effectués. " 24 mètres pendant 50 minutes, 27 mètres pendant 40 minutes".
J'hallucine.
J'ai fait ça moi? J'étais persuadée d'etre à 18 mètres.
Je reviens au camping et j'attends Nico et coco partis se baigner. Je me mets sur une table puis pose ma tete sur mes bras. Je m'endors.
Ils arrivent, aussi frais et dispo que ce peut. "Alors cette plongée?" Je me remet lentement de mes émotions" funky".
Voila nous sommes revenus sains et sauf, claqués mais epoustoufflés devant la beauté magique de l'endroit.
Comment faire pour quitter la Nouvelle-Calédonie après ça?