Déjà d'abord le boulot comment ça se passe?
Alors j'ai dû faire en catastrophe une lettre sur un sujet qui m'à été donné vendredi pour remise le plus tot possible. Ma bonne habitude l'emportant, j'ai paniqué, refait la lettre un milliard de fois, impatienté mon boss et finalement quand j'ai eu fini de la retaper sous la dictée de mon boss et que je l'ai envoyé en copie aux collègues, j'ai eu droit à un coup de fil pour me dire qu'un détail dans la lettre était peut-etre à modifier. Pour me prouver qu'il avait raison, il à cru bon de renvoyer la lettre copie tout le monde, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Dieu inclus.
Je hais les détails.
J'ai déjà tapé du courrier, et je me suis très bien débrouillée, mais alors ce truc-ci impossible de m'en sortir. On met pas ça là, on rajoute ceci, il faudrait mettre ceci ici. Résultat: réunion dans le bureau de mon chef avec mon collègue pour voir qui à fait l'erreur. Je suis cramoisie, ratatinée. Je vais me faire laminer en petits morceaux qui seront brulés et jetés aux crocodile.
Vraiment: je hais les détails.
J'ai dormi donc dans ma "nouvelle colloc". Dormi est un bien grand mot: j'ai mal dormi, persuadée que mon nouveau colloc viendrait dans ma chambre la nuit. Il n'en fut rien. Pendant que je tournais et retournais dans le lit, me reveillait toutes les deux heures, mon voisin dormait à poings fermés. Je l'ai croisé le matin, sur le balcon en train de siroter un thé."Hé salut, bien dormi?" "Super!", je me suis dirigée vers la salle de bain pour contempler mon reflet cadavérique, mes cernes qui faisaient trois fois le tour de mes yeux, mes cheveux emélés et mon air hagard. Les réjouissances commencent bien, me suis-je dit.
J'ai essayé d'attraper le bus, mais je n'était pas tout à fait dans l'arret. J'étais à 10 mètre de l'arret quand le bus est arrivé. Je lui ai fait de grands signes et il est reparti en me faisant un signe, l'air de dire: on ne prend pas les gens qui ne sont pas EXACTEMENT à l'arret de bus, au centimètre près. J'ai donc passé 20 minutes sous la pluie battante, l'arret de bus se résumant à un poteau.
Par contre le reveillon du nouvel an était génial! ouahou! Voila qui me change du reveillon de noel que j'ai fété avec Maud et le proprio de l'appart: pas de sapin, pas de diner de noel, pas de chanson de noel. Rien. On s'est acheté des minibuches et on à écouté le proprio nous débiter que les femmes devaient faire le ménage et aretter de se la peter égalité homme-femmes. Super. Les buches sont merveilleusement bien passées.
Donc le fils de mon patron est venu feter le nouvel an avec nous. Je ne pensais pas qu'il rapellerait, persuadée qu'il oublierait. Le telephone sonne aux alentours de 8 heures et c'était lui, nous donnant rdv sur la baie des citrons à 11h. J'ai raccroché, interloquée "comment, il n'à pas oublié?" "attend Nono, tu ne penses tout de meme pas qu'un garçon qui aime faire la fete et qui se retrouve à pétaouchnok refuserait une invitation à la fete?" "euh.... tu as raison Maud mais beuh je parle plus vite que je ne pense". Nous nous sommes regardé pendant quelques secondes et nous avons sauté sur nos valises pour nous trouver une tenue descente. C'était la panique.
Finallement nous nous sommes fait amener par un doux dingue, qui n'en finissait pas de parler. Il nous à gardé 1H30 dans la voiture, nous à fait visiter le casino et m'à cru quand je lui ai dit que je serais ravie qu'il passe le nouvel an avec nous. J'ai trouvé la première occasion pour lui fausser compagnie. Jacques, je suis désolée, mais tu étais trop vieux...
C'est marrant mais je n'avais pas remarqué, un grand jeune homme de 2 mètres repousse tous les mecs bourrés qui passent, surtout quand ils font allegrement un mètre de moins. Je suis heureuse que nous ayons eu un bodyguard. Il était heuresement détendu et souriant et nous avons tous sympatisé. Nous étions tous aussi excités l'un que l'autre à l'idée de nous défouler alors forcement, ça crée des liens. Nous nous sommes retrouvés en boite, dansant et trépignant puis comme je le revais nous sommes allés sur la plage contempler le lever du soleil. C'était un peu raté, vu qu'il pleuvait et qu'il y avait des nuages... mais l'intention était bonne.
Nous l'avons ramené à la maison, vivant, en un seul état. Je pense qu'il à passé une bonne soirée, en tout cas nous avons tous beaucoup ri.
J'attend le coup de marteau sur la tête. Je vais sans doute me faire massacrer et mon chef qui jusque là était patient montre des signes d'impatience. oulala c'est pas rigolo d'etre débutante! Que va-t-il m'arriver? Serais-je encore vivante pour vous raconter la suite de mes aventures? Serais-je encore en poste ou bien serais-je renvoyée à coup de pied au cul? Aaaaargh trouvez-moi un trou de souris!