Alors voila, vendredi, j'ai décidé de faire du cheval. J'ai donc telephoné à deux trois numéros et j'ai pris rendez-vous pour dimanche. Je me suis dit que j'aurais un week end assez occupé et effectivement par rapport à la moyenne habituelle (repos samedi glandage dimanche) j'ai été assez occupée.
D'abord samedi j'ai loué pour un mois un tout petit riquiqui bateau qui n'est pas au mouillage. Ca m'à couté la peau du cul mais les prix sont tous pareils, aaaaargh c'est à dire honteusement chers! Quand je pense que je me plaignais de la vie chère à Paris!
Bref, je vais vivre dans un bateau le mois de février, youhou.
Je suis allée au boulot de Maude samedi et j'ai finallement passé la journée la-bas. De quoi il en retourne? Maude tient un cyber, il ne fait pas café, il fait juste cyber. Le truc c'est qu'il y à une caserne militaire juste en bas et donc beaucoup de militaires vont s'y inscrire. Les militaires sont pour la plupart très gentils, mais le seul petit truc un peu embêtants c'est qu'ils sont toujours en rut. Dès qu'ils nous apercoivent toutes les deux dans le cyber, on peut être sures qu'après la traditionnelle incription on va avoir droit à:" et au fait les filles, vous êtes célibataires? Ou est-ce qu'on peut vous joindre? Allez, vous allez bien nous donner votre numéro de téléphone!"
Maude pensais avoir trouvé la parade: "j'ai un copain! Il est psychopathe et très jaloux!". Ca aurait pû être une bonne idée jusqu'à ce qu'elle ajoute: "et il est en Australie!" du coup, le regard éteint du militaire se rallume:" ah mais loin des yeux loin du coeur!" hé hé ça me fait toujours rire quand ils insistent, l'excuse est déjà suffisement pas crédible, le ton de Maude encore moins!! Mais non, ils n'ont pas compris que c'était la manière polie de dire : casses toi, tu pues. Ce samedi il y avait deux militaires qui sont venus au cyber, et ils avaient vraiment l'air pas bien méchants, donc ils sont repartis et revenus quelque heures plus tard en groupe, et Maude les entendait dire "vas-y invite-les - j'peux pas j'ose pas, vas-y toi - euh toi d'abord, allez tu peux le faire". Ma parole, on aurait dit la colonie de vacances! Finallement ils sont repartis dépités, incapables de nous inviter à boire un verre! Je n'étais pas là au moment des faits, mais quand Maude m'à raconté ça j'ai trouvé l'anecdote amusante. Oh allez, ils étaient pas méchants et ça m'à fait bien rire, peut-être que s'ils nous réinvitent nous irons prendre un petit verre. A voir.
Par contre du coup on à eu aussi leur contraire. Un groupe de militaires arrive, le pas nonchalant, la mine patibulaire. Ils rentrent dans le cyber et nous matent comme deux bêtes curieuses. Un des militaires nous fait un petit speech sur lui, histoire de nous montrer à quel point il à de la verve, Maude et moi nous regardons, sceptiques. Il finit son petit numéro en soutirant bien malgré moi mon numéro de téléphone et rapelle dans la seconde pour verifier que c'est bien le bon. Avant de sortir du cyber il fait à Maude: "toi, si t'avais pas un mec, je t'aurais déjà pécho et toi (en se tournant vers moi) toi je te chope bientot". Aaaaah, la bonne blague! Qu'ils sont rigolos ces mecs! Jouer les timides ça marche mieux avec moi que les grandes gueules sures d'elles et qui ont le q.i d'une tasse à café.
Dimanche arrive, et dès 9 heures du matin le ton est donné: départ pour Paita, deux heures de cheval en perspective. Le moniteur nous met le pied à l'étrier de suite, moi qui n'avait jamais fait de cheval de ma vie, me voila à gambader allègrement pendant deux heures. Je vous rassure: c'est ironique.
D'abord je suis completement débutante ensuite mon cheval avait 2 de tension. Il s'arettait tout le temps pour bouffer et du coup les autres chevaux s'éloignaient, alors pour les rattraper il trottait vers eux. Le trot quand on est débutant, qu'on à un pantalon qui glisse et qu'on à un équilibre de merde: eh ban c'est pas la joie! C'était du genre, moi glissant sur le coté, le pied au dessus de la tete parce que j'étais sur le flanc du cheval, essayant desesperement de me raccrocher à la selle ou à n'importe quoi et hurlant:"aaaaaaau seeeeeeeecouuuuuuuuurs!". En plus du coup je rebondissais comme un sac à patate puisque je n'avais pas appris le fameux: assis-debout. Eh ban, heureusement que le cheval avait deux de tension, parce qu'un rien plus nerveux....bouh j'ose pas imaginer. Maude pliée en deux: hé oui, ancienne cavalière professionnelle à coté je faisais vraiment folklo!
Et me voila, lundi, courbaturée de partout, à marcher comme une vieille bonne femme de 70 piges ou au choix à marcher en canard, la main sur les lombaires en gémissant. "Oh Nonobi, comment ça va ce matin? Euh ça va! La super forme! T'as fait quoi ce week end? Du cheval ! Sans blague, alors? Euuuuuuh.... folklo"
Demain je rajoute une image de moi avec le cheval, promis